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Grand Raid 2022 : "J'ai réalisé l'un de mes rêves"

Vacances à la Réunion où j’ai la chance d’y aller avec mon compagnon Ug et mes parents chez mes supers amis Julie, Guilhem et leurs enfants.


Mercredi : retrait des dossards


Nous arrivons pour récupérer les dossards avec la fameuse longue queue à St Pierre. Par chance, je double toute la queue car j’ai accepté de participer à l’étude nommée ERUPTION = étude sur la récupération et les modifications de la rhéologie sanguine chez les coureurs d’ultra. Le but est d’étudier l’impact de la course d’ultra sur les marqueurs biologiques au niveau de l’atteinte des organes et plus spécifiquement les propriétés du sang chez des coureurs d’un ultra en milieu tropicale.


Je double donc toute la queue pour la prise de sang et la prise du poids d’avant course. N’ayant pas fait la queue pour les dossards, je la fais pour tous les goodies. Plein de gadgets mais 2/3 sympas !!




Retour chez nos amis et préparation de mes affaires et des sacs de délestages.


Jeudi : départ de la course à 21h30


Le jour du départ, le but est de dormir au maximum car c’est surtout cela qui me fait peur dans la diagonale ; le manque de sommeil de la 3ème nuit. Programme : grosse nuit, grasse mat, sieste, dîner avec pates et départ en voiture, puis en car mis à disposition avec mes parents et Ug pour St Pierre.


Une ambiance particulière … difficile à expliquer. De la tension, de l’excitation, de l’envie … et surtout trop hâte d’y être !!



Je fais un dernier gros bisou à mes parents et Ug avec un pincement au cœur. Je ne les verrai que le lendemain matin à Cilaos.

Je rentre dans les fameux SAS de départ. Par chance, je suis dans le 2ème !!! J’attends un peu avec Charles de X Run en photo et son pote.


Petit bémol : les sas sont un peu loin du départ. On ne voit et n’entend pas les élites et les autres sas qui partent. Je vois une dernière fois mes parents et Ug avant la ligne de départ où je les avais quittés sur le rond point un peu en hauteur.

J’y suis, c’est parti !!!!!!


Ouaouhhhhh quel départ !!! On m’en avait parlé mais c’est impressionnant à vivre. Des feux d’artifices, du monde oui oui mais sur de nombreux km, une ambiance de folie. Au bout d’un moment, moins de monde, moins de lumière, moins d’ambiance … nous passons dans les champs de canne à sucre et là je me dis que cela commence.


Domaine Vidot = 14.4 km et 678 D+

Qq embouteillages mais finalement qui ne gène pas du tout de mon côté.


Notre Dame de la Paix = 14 km et 1196 D+

Gros dénivelé positif où je suis dans la nuit. J’avance et je me mets progressivement dans la course tout en commençant à me mettre de plus en plus de couches sur moi car il fait de plus en plus froid. Mes souvenirs sont un peu vagues à ce moment là, je pense que je passe à ce ravitaillement frigorifiée et je décide de continuer sans m’arrêter car trop froid (mais j’ai tout ce qu’il me faut sur moi).

Nez de Bœuf = 12 km et 668 D+

J’enlèverai la frontale par là mais c’est assez vague. Il fait tellement froid que je décide de continuer sans m’arrêter. Y a de la gelée du matin sur l’herbe !!!

Qq uns arrêteront à cause d’une hypothermie. Et oui, il fait froid à la Réunion !!!



Mare à Boue = 10.2 km et 492 D-

J’arriveau ravito à 6h51 au bout de 9h41 de course. Le jour s’est levé et je commence à voir le paysage sur les remparts. Quasi que de la descente, je me sens bien car il fait jour et que j’adore les descentes !!


De Mare à Boue à Cilaos = 21.4 km avec 1138 D+ et 1537 D-

C’est le GROS bout du début de la course avec beaucoup de dénivelé + et -. Mare à Boue : comme son nom l’indique il y a de la boue, bcp de boue donc tout glisse !! Mais fidèle à mes speedcross (et oui je cours en speedcross en ultra), je passe crème malgré le terrain technique et je me sens bien car j’adore quand c’est technique !! Je suis servie ; de la boue, des pierres, des racines sont au rdv.

On passe par le Croisé Coteau Kerveguen à 10h35, le Bloc à 11h42, le plateau des Chènes à 12h13. Bémol, c’est assez couvert donc je ne vois pas tant le paysage en descendant sur Cilaos (photo). Avantage, il ne fait pas trop chaud.



Cilaos = base de vie

J’arrive à 12h34 pour 72 km. Je suis 1329ème en 15h24 de course. Je suis plutôt dans mes bonnes prévisions. Au ravito, je remplis de l’eau, je prends de la soupe et du fromage que je mange en repartant direct. Je retrouve mes parents et Ug juste après pour prendre du temps avec eux et pour me faire masser les quadriceps !!



Que cela fait du bien de les voir à ce moment là car après c’est Mafate !!! Donc je ne verrai aucun de mes proches pendant toute la traversée de Mafate qui dure longtemps. Cela me redonne de l’énergie et on dit que la course commence maintenant !!!


Sentier Taibit = 6.8km et 510 D+

Je repars de Cilaos pour le début du sentier Taibit plutôt requinqué d’avoir vu mes proches. Normalement, je devais les revoir juste là sur cette route mais manque de bol, je suis allée « trop vite » et je les loupe. Ils ont pris le temps de déjeuner, ils ont bien eu raison mais ils arrivent trop tard. Mais, je croise Benjamin de Xrun.




Col du Taibit

Comme je les ai loupés de très peu, Ug me propose de venir jusqu’à moi pour me donner des supers sandwich mais il m’en reste encore un alors je le verrai à Dos d’Ane. Je vous conseille ces sandwichs : pain de mie pour le côté mou et facile à manger (glucides) avec de la vache qui rit et de l’emmental !! Un plaisir, et oui on se satisfait de pas grand-chose en course .


Sur cette fameuse montée au col, nous avons la fameuse pause tisane pei !!! Un grand moment où tout le monde en profite. C’est l’âme de la course : cette ambiance si particulière des gens pei qui sont là juste pour nous encourager.



J’en profite et je repars. Je connais cette montée car en 2014, je l’avais monté avec mes amis de la Réunion pour dormir à Mafate sur le plateau Kerval. Cela me rappelle des souvenirs et je monte plutôt en bon état à ce moment. En plus, il ne fait pas trop chaud !!! Ca y est, je suis au col et je rentre dans Mafate !!!!! Malheureusement, c’est assez nuageux donc je ne vois pas beaucoup la vue. Par chance, je la connais déjà.


Marla = 5.6 km avec 836 D+ et 482 D-

Voilà mon 2ème objectif après Cilaos. J’arrive à Marla à 17h40 au bout de 20h30 de course et je suis 1137ème. Plutôt contente car je voulais arriver avant la nuit, ce qui est le cas. Je profite du ravito chaud avec de la soupe et du fromage … pour changer !!

Je me demande si je dors mais finalement, je décide de pousser un peu plus car il fait encore un peu jour. Je dormirai que quand il fera nuit noir …


Plaine des Merles à 20h01, Sentier Scoot à 20h40, Ilet à Bourse à 22h59 Je m’amuse dans la descente. Il y a moins de monde et je rentre progressivement dans la nuit. 2 gars me disent de faire attention toute seule sans partenaire dans la nuit à ce moment là. Ils me mettent un léger doute mais j’arrive à me remettre dedans ; comme j’adore les descentes !!




Après, de moins en moins de souvenirs. Il y a des montées et des descentes et je commence à avoir envie de dormir … mais tout est trempé par terre donc impossible de se poser à côté du chemin pour dormir. Je continue un peu dans le dur car le manque de sommeil se fait sentir.


Grand Place les Bas – Ecole A ce ravito, je suis à 106km à 23h50 au bout de 26h40 de course ; classée 899. Toujours mouillée au sol, je décide de continuer. Je pense que c’est à ce moment que je suis avec un coureur réunionnais avec qui on discute et cela me fait tenir un peu.


De Grand Place à Roche Plate = 8.4km et 1115 D+

Cette partie est difficile car j’ai toujours envie de dormir. Impossible de dormir car c’est toujours humide par terre … je continue de monter… Je commence à avoir froid (de paire avec la fatigue souvent) … Je me dis que l’objectif c’est de dormir à Roche Plate !! MAIS, je me rappelle ce que Guilhem m’avait dit. « Ne dors pas à Roche Plate : il fait trop froid à Roche Plate ». Que faire car j’ai grave envie de dormir ?

C’est décidé, je dormirai un peu juste avant le ravito de Roche Plate dès que je trouve un endroit. Cela me booste en me disant que je vais bientôt dormir. Je pense que là, j’oublie un peu de manger… erreur !!!

Je me mets à côté du chemin, je mets toutes mes couches (bonnet, gant, couverture de survie par-dessus moi), je dors 14 min. Cela me fait évidemment du bien (et oui même 14 min) mais au réveil, j’ai froid.


Roche Plate

J’ai mis beaucoup de temps à arriver à ce ravito pour y être finalement à 04h06 du matin samedi classée 910ème. Je mange chaud pour me réchauffer et je repars. Il fait nuit noir, nous sommes dans la 2ème nuit.

Ma pause sieste m’a fait du bien mais je ne me sens pas comme d’habitude ; nausées, fatigue, froid sont de la partie … Malgré la nausée, je me force à manger régulièrement. Les aliments passent très laborieusement avec des toutes petites bouchées.

Je sais que si on n’arrête de manger, on le paye après et c’est la fin de la course !!

Avec le recul, j’ai fait un début d’hypothermie.

C’est à ce moment là où ce fut horrible. Rien ne va, des pensées négatives. Je broie du noir, je suis dans le dur mais vraiment dans le dur. Cela va durer une éternité dans ma tête et dans la vrai vie, ¾ heures peut être ? C’est le seul moment de la course où j’ai des doutes et je suis de mauvaises humeurs. Je me dis doucement mais surement et ça va bien revenir à un moment !!!


---- photo de mes consignes derrière


Et là, le jour commence à se lever. Mes jambes et mon moral reviennent petit à petit avec une jolie descente sur Ilet des Orangers. Je recommence à faire des photos ;-).




Ilet des orangers

Arrivée à 06h22 samedi matin ; je cours depuis 33h12 classée en 887ème position (finalement, mon meilleur classement …). Hehe le dur est enfin passé !! Un bel endroit où il fait de plus en plus chaud et je me sens mieux. Je me sens plus apaisée car je vois l’objectif de Deux Bras qui arrivent avec des vues superbes.

Je me fais doubler par les 2 premiers du Trail de Bourbon en descendant vers la passerelle d’Oussy. Je les félicite et je les trouve bien en forme !!




Nous arrivons aussi à la passerelle D’Oussy à 08h10 où je prend la décision volontaire de passer sans enlever mes chaussures car j’ai une autre paire de rechange à Deux Bras. La plupart s’arrête pour ne pas avoir les pieds mouillés.


Quelques photos avant d’arriver à Deux Bras. Un peu long avant d’y arriver en longeant la rivière mais de belles vues autour de moi.




Deux Bras = 127.7 km J’arrive à ce ravito à 08h53. Je cours depuis 35h44 et je suis 897ème.

Il fait grave du bien psychologiquement : je suis sortie de la nuit, je vais bientôt sortir de Mafate et je suis au 2/3 de la course. Belle pause psychologique : je fais ma fille, je me change entièrement, je me lave les dents, je me remaquille, je change de chaussettes (capital pour éviter les ampoules, j’en ai toujours donc je commence à changer les strap que j’avais mis dès le début de la course). A ce moment là, un podologue vient me voir pour m’aider car je l’inquiète de ma façon de faire. Je l’écoute, je mets la crème qui me propose sans straper … bon je remettrai plus tard du strap car les ampoules commençaient arriver. Finalement, tous les conseils ne sont pas bons !!


Je me repose mais sans dormir … donc je vais manger un boucané trop trop bon !! J’avais grave faim en fait. C’est la 1ère fois que je prends autant de temps sur un ravito mais j’étais bien large sur mes prévisions et les barrières horaires.

Je repars avec une patate de folie !!!!!!!




Dos d’Ane avec 800 D+ J’ai une petite appréhension de cette fameuse montée courte mais sèche car lors du Trail du Bourbon en 2015 la montée fut longue et de nuit mais cela passe crème de jour. Il fait chaud mais pas si tant ; ce qui va surement sauver plusieurs d’entre nous.



Et là surprise, je vois Ug !!!! On s’était donné rdv à Dos d’Ane mais il est là un peu avant. Que cela fait du bien de voir une tête « connu » après la traversée de Mafate !!!


L’assistance est interdite à Dos d’Ane (petit village et endroit qui ne peut pas accueillir tlm). Mais, Ug reste simplement à mes côtés le temps de faire mes strap et me donne donc rien question ravito. Par contre, sa présence me fait grave du bien !!

J’arrive à Dos d’Ane à 12h08.


De Chemin Ratineau à la Possession avec 8.2 km et 172 D+ 599 D- Je repars en pleine forme de Dos d’Ane pour descendre le fameux chemin Ratineau où j’y arrive à 12h44. Depuis le ravito de Deux Bras, je connais le parcours car je l’ai fait en 2015 pour le Bourbon. Hebe il est toujours aussi casse figure et hyper technique !!! Descente raide, sec, petit caillou qui glisse ; mais les jambes vont bien.

Vers le 140ème km, il y a une petite montée que j’avais oublié qui me casse les pates. Il commence à faire chaud et là grosse descente sur la Possession avec des cailloux partout mais partout !!!

Terrain technique et instable avec des gros cailloux. Impossible de laisser dérouler les jambes, je suis obligée d’être dans la retenue et me voilà, prise de sommeil !!! Ma bête noire qui revient !!! Je reste très concentrée tout en m’arrosant régulièrement le visage d’eau car il fait chaud.

Le fait de savoir que mes parents et Ug sont à la Possession, cela me motive et le mental fait le reste malgré la chaleur et l’envie de dormir.


Possession = 144.3 km

J’arrive à 15h03 au ravito en 41h53 de course. Je ne m’arrête quasi pas, juste pour prendre de l’eau et je file retrouver mes proches qui sont juste après le ravito.

L’ambiance est festive, y a plein de monde qui attendent leurs coureurs pour les aider. Et là, je retrouve mes proches.

Massage, repos, et surtout je dors !!!!!!!!!!


Des gens me prêtent un matelas et je m’endors littéralement sur le ventre comme un bébé pendant 18 min malgré le bruit des gens et la musique. Cela me fait trop de bien et le fait de voir mes proches me rebooste. Dans ma tête, je me focalise sur la 3ème nuit et je me dis que je vais réussir à ne pas la faire.


Direction le chemin des Anglais

Je repars de la Possession en forme mais avec une grosse envie de viande grasse !!!

Juste après avoir quitté mes proches, je trouve un vendeur de viande alors ni une ni deux, j’appelle ma maman pour qu’elle m’achète qqch à ce vendeur (on doit se retrouver plus loin après le chemin des anglais).



Cette fois ci (un calvaire de nuit sur le Bourbon), je le passe crème. Il ne fait pas si chaud, je monte doucement mais bien dans les jambes et la tête. Il fait jour et le soleil commence à descendre pour se coucher. Les lumières sont magnifiques et je me sens sereine et apaisée à ce moment là ; voir même émue. Aucune idée du pourquoi !! A part que j’ai de la chance d’être là.




Beaucoup de coureurs subissent à ce moment là car le chemin des anglais est très technique. Mais, je m’amuse en descente et je courre. Doucement mais je cours et je kiffe. A la fin de la descente du chemin, je retrouve mes parents et Ug. Je m’assoie au bord du chemin pour manger cette bonne viande bien grasse (poulet mélangée avec d’autres choses).




Grande Chaloupe = 151.8 km

Je laisse mes proches avec le ventre plein et je me sens bien. Au bout de 44h38 de course, j’arrive à la Grande Chaloupe à 17h48 où je me sens déterminée. Je ne veux pas me laisser embarquer par les émotions mais je sens que cela va peut être le faire sans la 3ème nuit !! Ravito, comme d’habitude, je me recharge en eau et eau pétillante. Je repars en mangeant en même temps (soupe, tuc, fromage).

De Grande Chaloupe à Colorado avec 9.1km et 892 D+

Après le ravito, j’ai la bonne surprise de voir Ug. C’était pas prévu et cela fait toujours du bien. Je pars en direction de la dernière montée de la course.



Toujours inquiète au manque de sommeil possible, je maintiens mon rythme. Je décide de courir et marcher le plus possible sans arrêt tant que cela tient. Le but à ce moment là est de mettre la frontale le plus tard possible. Je monte doucement mais surement assez déterminée. Je ne vois pas trop le temps passé à ce moment car je cours et discute avec un réunionnais très sympas. Au bout d’un moment, on se remet chacun dans notre course et je mets la frontale.

Au bout de qq temps, de nouveau une belle surprise !! Ug a réussi à se garer et est venu sur le chemin. Il n’était pas sur d’y arriver mais en laissant mes parents se reposer, il a pu venir. Ug marche un peu qq minutes avec moi ; ce qui me fait un bien fou.

Je me sens encore plus déterminée car la prochaine fois que je les vois, c’est à la Redoute.

Colorado = 160.9km Au bout de 47h23 de course, j’arrive à ce ravito à 20h32 le samedi.

Je ne m’arrête quasi pas et je me rend compte que cela va le faire. Plus qu’à descendre et je vais réaliser mon rêve. Des larmes me montent aux yeux mais je me refreine de suite pour rester concentrer car la descente est hyper technique et il fait bien nuit maintenant.


C’est parti pour la dernière descente. Il fait vraiment nuit, j’ai finalement pas si mal aux jambes et j’ai vraiment envie d’arriver car je sens que je joue avec la limite question sommeil. Je me concentre et j’arrive à couroter dans la descente. Je double qq personnes et on se félicite mutuellement car on y est !! On est presque à la Redoute maintenant.

Je vois les lumières du stade qui augmentent de plus en plus et là j’arrive à la fin du chemin caillouteux, technique et casse figure. Au moment où je pose les pieds sur le bitume en tournant exactement à droite, je me dis c’est bon !! Je vais le faire, je ne peux plus me faire mal sur la descente, plus rien peut m’arriver, je vais y arriver !!!!

L’émotion m’envahit en courant en direction du stade. J’ai même une bonne foulée ; bon une bonne foulée après plus de 48 h de course lol. Mais je me sens courir et voler !!!




Et me voici au niveau du stade, je cours vers l’arche d’arrivée. Ce n’est pas la même ambiance festive du départ mais une ambiance plus discrète avec plein de bravo et d’applaudissements. Juste avant l’arche, je vois Ug ; je prend le temps de lui faire un bisous. L’émotion m’envahit complètement. Je repars vers la ligne d’arrivé et je passe l’arche en 48h48 avec des larmes de joie et de bonheur !!!! Je vois mes parents juste à côté de l’arrivée et je tombe dans leurs bras où l’émotion est à son comble. Je sens la fierté de mes parents et leur amour.


Ouaouuuuhhhhh j’ai réussi et en bon état !!! J’ai réalisé un de mes rêves et j’en suis fier.

J’avais peur de la 3ème nuit mais j’ai réussi à ne pas la faire. Je suis évidemment fatiguée mais je n’ai pas de douleurs aux jambes et je marche doucement sans boiter vers la voiture pour rentrer faire dodo avec le sourire.




Tout simplement merci à mes parents Pierre et Béa, mon compagnon Ug, mes amis qui m’ont suivis, les réunionnais … et surtout merci pour cette belle aventure humaine.


48h48min52s de course (21h58 à la Redoute le samedi) – 171 km pour 10 200 D+

Classement 985ème au scratch + 65ème femme + 13ème dans ma catégorie M0 + 3.44km/h 2500 partants





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