L’Urban Trail se veut être un mélange de route et de trail. Ce type de courses présente un parcours escarpé à travers les parcs et les rues d’une ville, comportant notamment de nombreuses zones d’escaliers et des obstacles urbains.

Le samedi 02 février a eu lieu l’Issy Urban Trail à Issy-les-Moulineaux. Pour montrer que l’Urban Trail peut être intéressant pour tous types de coureurs, nous avons recueilli les récits d’un adepte de la route : Xavier, et d’une traileuse : Nathalie. Ces deux xrunner ont participé au 16km de l’IUT.

 

Xavier Hemon, Team route

Pour ce qui ne me connaissant pas, je suis routard et Triathlète depuis 2013. Mes expériences en trail se limite à l’Ecotrail 30km 2018 et la SaintExpress 2018, toutes les deux dans la boue (je déteste ça).

Avec l’Issy Urban Trail ce qui m’a attiré, c’est le côté moitié route moitié Trail avec un peu de D+. C’est un bon compromis pour être sûr de ne pas avoir de la boue sur tout le parcours, dérouler sa foulée et avoir des passages plus nature (ok, ce sont des parcs en ville, ce n’est pas la montagne). On retrouve des passages plus techniques comme le chemin de St-Cloud sous l’aqueduc, également des marches aussi bien en montée qu’en descente. Et donc beaucoup de relance après chaque montée, obstacle urbain (tourniquet, poteaux…).

Pour revenir sur ma course, j’ai retrouvé sur place mes amis Xrun (Eric, Emmanuel, Nathalie, Théo…) de la route et du Trail. Nous avons une pensée pour Stéphanie et Jean qui devaient participer à la course avec nous. Température fraîche au départ, je me positionne sur la ligne de départ au milieu du paquet de coureurs avec Nathalie (Qui finira 3 féminine Bravo !!!).

Le départ qui est sur l’île Saint-Germain est lancé premières foulées dans l’herbe enfin dans une immense flaque d’eau et d’herbe (ça commence bien !). Je sais que le parcours se resserre plus loin, je décide donc d’accélérer et de doubler un maximum de personne pour ne pas être gêné. Le tour du parc se passe sans trop de soucis à part quelques glissades dans la boue et les flaques d’eau. À la sortie du parc je sais qu’il y a Marina qui nous attend pour nous encourager, elle est bien là sur son balcon. Le parcours est facile jusqu’au chemin de St-cloud la première montée, je trottine sur la première partie, je marche pour finir et je peux donc relancer tout de suite en haut. Un passage dans le parc Botanique et les escaliers en descente. Après un retour sur du plat, on repart sur les hauteurs d’Issy en direction des Épinettes (Je croise David Laulhey qui m’encourage). Enchainement d’escalier de petites montées/descentes les petits parcs. Enfin le fort d’Issy aux 10km de course, les jambes, les ischios commencent à tirer (Et oui les enchaînements d’escaliers… je ne fais pas ça souvent). Je reste dans mon rythme pour le moment ça va. Le fort est passé, c’est la descente, le passage devant la mairie et la dernière montée, là c’est dur de relancer. Je m’accroche derrière deux coureurs dans la montée. C’est bon la dernière ligne droite, j’arrive devant le palais des Sport, je fonce à l’intérieur et c’est fini en 1h14, 57eme au classement !!

En résumé bonne expérience de course, avec un effort différent des courses que je fais habituellement sur route. Des sensations de course et musculaire que nous n’avons pas toujours sur la route. Course à refaire l’année prochaine.

 

Nathalie Bosquet, Team Trail

L’Issy Urban Trail est une course que j’affectionne particulièrement : trail urbain de nuit, à domicile, dans les rues et chemins d’Issy que je connais par cœur, avec un tracé varié et ludique qui change un peu chaque année. C’est la 4èmeédition et je n’en ai raté aucune. J’ai de beaux souvenirs des précédentes, occasions de moments de partages avec mes amies Anne et Hélène. Ce n’est pas une course objectif mais une course plaisir, intégrée à un week-end choc pour préparer l’Ecotrail 80, qui aura lieu dans un mois et demi.

Cette année, le temps s’annonce correct, 4°C et presque pas de pluie. La veille, retrait des dossards avec Théo et une belle surprise : les enveloppes sont personnalisées, décorées par les enfants d’une école élémentaire de la ville, c’est très réussi ! Côté matériel, je suis en mode léger : gants, 2 buffs, frontale, corsaire, haut manche longue, veste imperméable légère, ceinture Salomon SLab ultra légère, une gourde d’eau de 250 mL, les New Balance Hierro V3 et mes chaussettes étanches pour passer tout droit dans les flaques. Le samedi soir, nous nous retrouvons au palais des sports d’Issy avec une petite bande de Xrunners, prêts à en découdre : Emmanuel, Théo et Béatrice. En compagnie de Karine, nous nous dirigeons en trottinant vers le départ qui sera donné sur l’île Saint-Germain. Sur l’île, à la lumière des flambeaux, nous retrouvons Guillaume, Laurence et Olivier ainsi que Xavier et Eric, XRunners de l’équipe route. J’aime bien cette ambiance, avec pour seules lumières quelques torches et les frontales des coureurs qui s’apprêtent à prendre le départ. L’excitation pré-course commence à monter. Une p’tite photo de toute la bande et nous nous mettons en place pour le départ.

Joyeuse ambiance sur la ligne, tout le monde allume les frontales et c’est parti. Je suis avec Xavier qui file comme une flèche sur la pelouse un peu glissante : au bout de quelques secondes, je ne le vois plus. Le premier tour de l’île passe par les allées pavées, pas évident de nuit avec le peloton encore compact, je fais attention à mes appuis, pas envie de me faire une cheville. En repassant près de l’entrée, Théo me double en m’encourageant gaiement, je ne le reverrai plus avant le ravito d’arrivée ! Une volée de marche, une petite descente, une remontée le long de la Seine et nous reprenons le tour du parc de l’île, par l’extérieur cette fois-ci.  Olivier et Guillaume me rejoignent, nous continuons ensemble, nous avançons bien. Une fois sortis du parc, le tour de l’île est roulant et bien éclairé, avec quelques virages.

Nous regagnons ensuite la rive gauche et longeons la Seine jusqu’au rond-point qui marque le bas de la côte des gardes sur le Paris-Versailles. Il y a un petit vent frais sur les quais. Les bénévoles nous aident à traverser, grâce à eux nous n’avons pas eu besoin de nous arrêter, il en sera de même pour tous les carrefours, un grand merci à eux J ! Une petite bosse, un virage à gauche et c’est l’avenue de Verdun, en légère descente. Tout va bien, les sensations sont bonnes. Puis c’est la côte du sentier des pucelles au km 6, côte que je marche habituellement. Cette année, j’ai envie d’essayer de la monter en trottinant. Je prends un peu d’avance sur Olivier et Guillaume. Dans la côte, je ne vois qu’une féminine qui est juste devant moi. Je monte régulièrement en restant attentive à ne pas me mettre dans le rouge, et je la double. J’entends qu’elle se met dans mes pas. Au sommet, les cuisses brûlent mais je suis toujours en forme, c’est passé, et en courant ! Merci coach Juju, l’entrainement paye J ! Je me concentre sur la relance en pensant aux conseils des coachs Xrun : ne pas se mettre dans le rouge dans les montées et relancer tout de suite. C’est parti ! Ça descend, j’accélère, je profite un instant de la vue sur Paris et la tour Eiffel qui scintille, un virage à gauche, j’entre dans le jardin botanique, descente, mini-montée, escalier en descente, un peu de plat, un autre virage à gauche et c’est LA descente du chemin des vignes avec ses volées de marches, un must d’Issy. Je reste concentrée, je ne suis pas une bonne descendeuse, j’essaie juste de ne pas perdre trop de temps et de garder le pied léger pour économiser les quadris.

Retour sur le trottoir de l’avenue de Verdun, c’est plat, c’est plus facile. Je double quelques marcheurs et quelques concurrents du 11 km qui sont partis avant nous. Une féminine me double sur cette portion plate. Puis je passe sous les arches, Christelle et David sont là, comme prévu et m’encouragent, ça me donne la pêche pour attaquer le faux plat de l’avenue Pasteur. Je double en l’encourageant la féminine qui m’avait passée juste avant. La montée du boulevard Rodin passe bien, ainsi que les marches du parc Rodin vers les Epinettes. Après les tours, c’est à nouveau roulant, jusqu’à une épingle à cheveux et une descente par un escalier carrelé un peu glissant. Un virage à droite, à nouveau une montée et un bénévole nous annonce un virage à droite et une surprise. La surprise, c’est l’escalier communal, un mur de marches de 20 m, en 3 volées. Nous sommes au km 9, je commence à fatiguer un peu et je monte les 3 dernières marches en marchant. J’arrive encore à relancer dans la descente qui suit, je double même quelques concurrents. Nous entrons dans le parc Henri Barbusse, ouvert de nuit pour l’occasion. Ça descend toujours et il y a deux épingles à cheveux un peu délicates à négocier, je les prends au large, bras un peu écartés ça passe bien. Pour le 16 km, nous remontons vers le haut du parc tandis que les concurrents du 11 km continuent à descendre. Après le kiosque à musique, à nouveau une montée de marches, métalliques celles-ci, pour sortir du parc, j’arrive à les monter en trottinant. Ensuite, c’est la montée vers le fort d’Issy, sommet de la course. Il fait frais sur les remparts, ça réveille ! Un passage piégeux sur une terrasse en bois bien glissante monopolise mon attention, ce n’est pas le moment de patiner ! Vers la fin du tour du fort, je suis doublée par deux gars qui papotent, ils sont easy eux ! Moi je peine un peu mais j’avance toujours, en pensant à la longue descente qui va suivre et me permettre de récupérer. Nous passons sous l’arche qui marque l’entrée du fort et c’est le début de la descente. Tout se passe bien, je récupère comme je l’espérais et je double même quelques coureurs dans la longue ligne droite de la rue Pierre Brossolette. Je ne vois pas de filles. Bientôt c’est la ludothèque et les virages de l’entrée du parc Jean-Paul II. Guillaume m’y rattrape, il a l’air bien, mieux que moi. Il me double dans les allées glissantes, j’essaie de m’accrocher mais je n’y parviens pas et il s’éloigne dans la petite montée avant la sortie du parc.

J’ai fait le choix de ne pas m’alimenter pendant la course, pour voir ce que ça donne. Sur les courses plus longues, je mange régulièrement, mais à cette allure rapide, je craignais les maux de ventre. Et au km 13, le manque de carburant se fait sentir ! Je peux encore maintenir l’allure mais plus accélérer. J’ai toujours Guillaume en ligne de mire dans la descente du chemin du bois vert, et j’essaie de ne pas le perdre de vue sur la rue du Général Leclerc. Je passe en face de la mairie, il y a quelques passants qui nous encouragent, ça fait du bien. Puis c’est la dernière montée par l’avenue Jean Jaurès, vers le musée de la carte à jouer. A partir de la rue Emile Zola, il n’y a plus que de la descente, ça motive ! J’accélère un peu sous les arbres, virage à droite, regard vers mes fenêtres, les enfants sont bien au chaud en train de regarder un film avec des copains. Lesquels copains m’avaient regardée partir pour la course d’un air effaré. Mes enfants, eux, ont l’habitude J !  Et moi, je suis très bien dehors, à courir de nuit dans le froid : le monde est bien fait. Je descends la rue Branly à fond, pas de voiture, je traverse l’avenue Victor Cresson. Je vois au loin Guillaume tourner rue Hoche, ça me booste. Je remonte la rue Hoche en zigzagant entre des passants, un virage à gauche en direction du Conservatoire, passage de la chicane et c’est la dernière ligne droite. Tiens, finalement je peux encore accélérer un peu, j’en profite ! Au bout de l’allée, de la lumière, du bruit, des encouragements, ça sent bon l’arrivée ça ! Un dernier petit raidillon pour entrer dans le palais des sports, l’arche d’arrivée est tout au fond de la salle, au chaud, bonne idée ! Je la franchis à bout de souffle, ça y est, c’est fait ! Un coup d’œil à l’affichage : 1h18’57’’, joli chrono, je suis ravie. Je n’avais pas regardé ma montre de toute la course, pas eu le temps ni l’envie, je préférais courir à la sensation. Je retrouve Guillaume, arrivé 30’’ avant moi. Nous nous plaçons à l’entrée de la salle pour attendre les copains : Olivier arrive bientôt, puis Laurence et Béa. Xavier et Théo sont déjà au ravito (très bien fourni le ravito J!). Toute la bande d’Xrun est contente de sa course.

J’apprendrais le lundi midi que j’ai fini 3èmeféminine, pas mal pour une vieille V1, mais c’est hélas trop tard pour le podium, il me faudra donc y retourner l’année prochaine. Un grand merci à XRun pour les progrès réalisés en deux ans, en particulier à mon coach Juju et mon kiné Guigui !