Nous voilà en Martinique en ce début février et quoi de mieux que de profiter de nos vacances en réalisant un petit Trail. Pour un Xrunner normal!!

Deux jours d’acclimatation après notre atterrissage, nous voilà prêt pour le départ du prêcheur pour une bonne journée de course. La température est clémente de bon matin avec environ 20°C.

Le départ a lieu à 5h30 du matin avec prêt de 400 concurrents tous prêts à en découdre avec les 41km et 2700m de D+. Le départ et l’arrivée ont lieu dans la ville du Prêcheur dans le nord de l’île près de Saint-Pierre. Pour ceux qui connaissent La Martinique, la course passe par anse Céron avant de passer par Anse couleuvre puis direction Grand rivière. Ce premier passage correspond aux 24 premiers kilomètres de la course et est également synonyme de fin de course pour ceux qui se sont inscrit à la Mythik Yole.

La seconde partie de la course nous amène sur les pentes de la montagne pelée par Beauséjour, Maison aux moines puis Morne Macouba. On contourne ensuite la Pelée par la Caldera avant de redescendre vers Le prêcheur par Grande savane qui chemin Martineaud. On part sans vraiment savoir à quoi s’attendre sur cette course. Saadia connaît un peu mieux le terrain en ayant fait quelques randos sur la montagne pelée l’année dernière.

Saadia : En effet, je connais assez bien la montagne pelée mais je n’avais jamais fait cette montée. Dans tous les cas je me réjouis d’avance car je sais que ça va être tout sauf roulant… j’adore 🙂
Je savais que j’allais faire ce trail en marchant, l’enjeu pour moi est de passer la barrière horaire et surtout surtout ne pas tomber.

Le départ est donné et nous voilà sur une route pour 2kms de plat. Une bonne mise en jambes tranquille. Premier virage et première montée, tout le monde en file indienne et c’est parti. Le début de la course est une succession de montée/descente d’environ 100m de D+. Super sympa et une bonne mise en bouche dans ce trail.

6h30 le soleil se lève et c’est une vue magnifique au bord de mer qui se révèle à Anse Céron. Premier arrêt pour une petite photo sur une plage de sable noire et une petite discussion avec un camarade de course qui comme moi profite de ce moment privilégié.

Normalement le lever du soleil fait du bien pendant les courses, sauf que là j’avais déjà trop chaud…je commençais à m’inquiéter pour la suite …
Là, commence les singles hyper sympas, avec des montées courtes mais abrupts et des descentes techniques. Malheureusement, même si comme vous le savez j’adore les descentes, je ne pouvais pas prendre le risque d’une chute et donc j’ai beaucoup marché. C’était un peu frustrant, mais je devais gérer ça.

 

La course commence vraiment à ce moment avec des montées/descentes plus longues et surtout de magnifiques singles jusqu’à anse Couleuvre puis Grand Rivière.

La météo a été assez difficile la semaine avant la course avec beaucoup de pluie donc certains chemins sont déjà boueux mais nous n’avons pas encore commencée le plus gros du dénivelé!!! Cette partie de la course restera dans ma mémoire de Runner grâce à ce lever du soleil mais également les nombreux points de vue qui ont pu apparaître le long des nombreux singles tous plus féeriques les uns que les autres.

D’une manière générale, le parcours se compose en grande majorité de signes (entre 60 et 70% du parcours). Seul le départ ainsi que les passages en début et fin d’ascension se font par des passages plus larges mais inconvénient également, quelques fois sur des routes. La route reste quand même minimes ce trail avec au moins 90% de chemins et pierriers.

 

Après un gros coup de chaud à Grand rivière, voilà la grande ascension de la pelée. C’était l’obsession de tous les coureurs sur la première partie de la course. Je suis plus tranquille, ayant passé la barrière horaire la plus contraignante. Je prends le temps de manger et boire avant d’attaquer la montée. La montée se fait en 3 partie:

– 1ere partie : en forêt tropicale chaude et humide
– 2eme partie : complètement découverte. Très technique et bien bien boueuse
– 3eme partie en mode escalade ….

Le vent me fait un bien fou, pas besoin de mettre le coup vent.

Et nous voilà dans la deuxième partie de la course, l’ascension puis la descente de la Pelée. Environ 1300m de D+ à avaler en 7km puis 9km en descente. La première partie de la montée est simple avec un peu de bitume et en chemin avant d’arrivée au dernier ravit  de la montée. Encore 5km d’ascension et la galère commence, la boue arrive (j’ai failli perdre mes chaussures 4/5 fois), et ça grimpe de plus en plus fort. Je mets de plus en plus les mains pour pouvoir passer les obstacles et les très grosses marches. On est tous en file indienne. J’ai mon premier coup de moins bien surement par un manque d’alimentation. Je décide de m’arrêter pour manger un bout de barre et aussi mettre mon coupe-vent car le froid est arrivé (on passe de 30°C en bas à 10°C en haut avec du vent). J’arrive au sommet avec quelques difficultés, mais en voyant les antennes je sens la fin des galères… j’aurais du ne jamais y penser 😉 Le brouillard est bien présent et la visibilité est… presque nulle!!

La descente commence dans un brouillard épais et bien sûr toujours dans la boue. Quelques glissades plus tard et de la boue jusqu’aux hanches voilà le soleil qui pointe le bout de son nez et de nouveaux paysages sublimes apparaissent.

La descente était géniale… s’il n’y avait pas eu de boue et un début de crampes au 36ème km. Elle est pratiquement intégralement faite de singles de différents types (chemins, pierriers, forêt,…)

Je connais par coeur la descente, je l’adore. Je marche mais vite du coup je prends quand même du plaisir à la faire. C’est un long single technique avec une vue de folie. Le hic est que cette descente demande une grande concentration, ce qui m’oblige à m‘arrêter pour admirer la vue.

Et tout ça avec une vue magnifique

 

Je finis au milieu du classement 160/300 arrivants, mais avec le sourire comme Saadia.

 

Bon ! Contrat rempli, arrivée 2h avant la barrière horaire, 0 chute au compteur. 🙂
Je vais probablement refaire cette course, en courant cette fois….Mais je suis très contente de pouvoir continuer à porter un dossard à 5 mois de grossesse et je dois ça au support de julien & julien (le mari et le coach) et aussi à l’encouragement des copains Xrun

Au final, cette course restera un moment inoubliable et je la conseille à toutes les personnes qui aiment la montagne et les paysages verdoyants. Ce n’est pas qu’une course, c’est aussi un film remplis de paysages à vous couper le souffle!!! Un grand merci à Coach Juju, Kiné Guillaume et Saadia pour tout le soutien et les conseils.

Sans aucun doute une course que je ferais de nouveau si je suis de passage en Martinique début février.

Saadia et Julien.