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Je rejoins Grand Canaria avec une colonie de français venus pour la course – assez long périple car pas de vol direct de Paris mais surement un de chaque grande ville allemande – impossible de trouver du jamon serrano alors que tous les produits de base d’outre Rhin sont présents ! Grosse confiance après une bonne préparation graduelle de 3 mois. Environ 1,000 partants, le plateau est très relevé, pratiquement le même que l’UTMB. Une grosse ambiance, beaucoup de bruit au départ de nuit (23h) d’un très beau  village côtier – on est en Espagne et le commentateur braille en faisant rouler les « rrrrr »

3 catégories dans le sas: élite/moins de 20h/plus de 20′. Je me positionne dans les moins de 20h que je vise, pour éviter les bouchons de début de course (expérience du Grand Raid). Sac super light et pas de polaire malgré le temps frisquet et limite froid plus tard, et seulement 1 litre d’autonomie en eau avec stations rapprochées 15 km max. Je découvre d’ailleurs rapidement que tout le matos doit être vérifié AVANT le départ – les bâtons ont été réglés avec des hauteurs différentes et impossible de les fixer…j’ai fait la course en mode dahu, malheureusement, le dévers n’est pas toujours du même côté…

Même si départ rapide, je ne me sens pas dans grand jour – peut être un départ tardif qui fait que l’on a une journée dans les pattes qu’une sieste ne compense pas. Je suis le protocole alimentaire teste  sur les courses plus courtes avec prises de gels régulières sucres puis salés ayant prévu de passer aux barres et vivres des stands – Vivres des stands pas au niveau pour une course de top standard international et par ailleurs très bien organisé- eau, coca, fromage, noix, quarts d’orange…et c’est tout…pas de soupes, pas de pates, pas d’eau gazeuse…une misère. Protocole qui ne marche car l’estomac déraillé au km 30. A partir de la, je ne peux presque rien manger jusqu’aux vomissements aux km 90 et fini la course sans rien boire. Je ne pourrai pas manger jusqu’au buffet du petit déjeuner du lendemain à l’hôtel qui en sera pour ses frais!  Je ralenti le rythme, limite les course en attendant que cela retourne dans l’ordre, mais non ca coince. Mi-course: grande question continue ou pas réponse: jamais abandonne en 20 courses, et pas de douleur physiques, je continue en mode touriste, je prends des photos – paysage magnifique au centre de l’ile – je fais du trail running dans les montées, et un peu de social. Je croise Lucas Papi (animateur euro Disney en semaine, coureur le reste du temps) que j’avais vu à Bouffemont que je m’étonne de ne pas trouver mieux classe au tiers de course et qui envisage d’abandonner- « je me suis  pris un cactus et j’ai le muscle de la jambe enfle » « on en a pas vu un seul pour l’instant???  » Non il y a 2 jours a l’entrainement »,  « pas grave tu as encore 20 courses dans la saison! »,  » 20 course, j’en ait fait 34 l’an dernier! », il me re-double un peu plus tard « autant courir, cela finira plus vite » et il ira vite terminant 5 heures devant en 18h!  Plus tard, double en montée par la tête de course du 80 km, Christophe le Saux en tête – j’ai cru que j’étais a l’arrêt tellement ça allait vite.

Mi-course = micro sieste de 30′ expérimentée au Grand Raid et regain d’énergie avant d’affronter les dernières grosses difficultés. La course est « finie » au km 85, tout le dénivelé est concentre dans premiers 2/3 tiers. Les 40 derniers km sont roulants, peu de dénivelé, ennuyeux quand on marche – sniff – je finis quand même au sprint, dans un temps honorable de 23h et 200eme, mais pouvait faire bien mieux.

Vainqueur le danois Hermansen avec record de l’épreuve en moins de 14h et abandon de Aurélien Collet (organisateur du maxi-cross de Bouffemont) a cause d’une blessure au pied au km 90 alors qu’il avait fait toute la course en tête…dommage.

Au final, une course variée en difficultés avec très beau parcours et de jolies vues sur toute l’ile et bien organisée, à coupler avec des vacances en famille.