• Comment s’est passée ta gestion de course le jour J ?

Ahhh ce fameux jour J … difficile. Comme un jour sur deux, je me réveille avec mon amie l’aponévrose plantaire. Et oui, la veille, tout allait bien alors … Du coup, un peu tracassé et agacé avant la course, j’essaie de faire en sorte de l’esquiver et ne pas y penser. Après tout, je m’entraîne quasiment au quotidien avec. Par contre, avant le départ, entre le pied et chaleur qui s’annonce, je revois mon objectif. Je pars sur 2h26’30 et non sur 2h25’00. Bref, je m’adapte. Je veux assurer le coup et améliorer mon record avant tout.
Pendant la course, ce fut rarement une course plaisir. J’ai mal au pied dès le départ. Je n’arrive pas à me placer au sein d’un groupe à mon niveau alors que je suis venu à Berlin pour ça. Pour l’anecdote, en passant le km10, nous sommes 2. Je me dis «encore 1h50 à courir 🙁 ». Ça 34’40 de course, le 1er quart n’est pas encore franchi et j’en ai déjà marre. Je sais pas dans quoi je m’embarque… Il me faudra attendre le 20 ou 22ème km pour qu’un groupe se forme. Enfin, le plaisir de courir 🙂 malgré le pied qui se rappelle à moi. Des hauts et des bas perpétuels. J’espère qu’il va tenir la distance. Ça ira très bien ensuite jusqu’au km38. Nous sommes un groupe de 6 sur 2h26’30 et la dynamique est bonne.
C’est à ce moment que je sens la crampe venir à l’ischio gauche… entre compensation de l’appui, la chaleur, et les kms parcouru … je me dois de lâcher prise pour rallier l’arrivée sans m’arrêter. Je gère les 4 derniers kms en passant de moins 3’30/km à 3’45/km. Ça tient ! Je me motive en faisant des calculs perpétuels au niveau de mes temps passages au 39/40/41/42 pour savoir quelle allure assurer afin de passer sous les 2h28 ! synonyme de nouveau record. On s’accroche à ce qu’on peut … moi, c’est le calcul mental !
Je passe sous la porte de Brandenburg, il reste 200 mètres. C’est difficile mais j’apprécie et profite du moment. La ligne d’arrivée est franchi après 2h27′ et 39 » de sport. Il a fallu aller le chercher ce «New Personal Best».
Mais le marathon n’est pas terminé … il faut aller chercher la médaille et la «mousse» tant méritées. Place à la 3ème mi-temps en boitillant !

  • L’objectif que tu t’étais fixé (2h25) a manqué de peu et pourtant tu décroches un nouveau record. Que t’a t-il manqué pour atteindre ton objectif ?

Sérénité et confiance en moi vis à vis mon pied. Et une météo plus fraîche.

  • Racontes nous l’ambiance du Marathon de Berlin !

Sans surprise, c’est une superbe organisation. L’ambiance y est excellente. Nous sommes encouragés sur l’ensemble du parcours. Pour les festivités, ce fut un excellent moment.
De plus, Berlin est une ville où l’on vit dehors. C’est super pour se déplacer à pied et à vélo comparé à Paris.

  • Après un peu de récupération et de repos bien mérités, quels sont tes prochains objectifs ?

Déjà 2 semaines à oublier les runnings et voyager à travers l’Europe de l’Est (ou centrale pour les polonais). Ensuite, j’aimerais retrouver une petite forme pour décembre avec peut être le 10km de la Corrida d’Issy les Moulineaux ou de Houilles. Puis, renouer avec les bases de l’athlétisme que représente la campagne des championnats de cross country en janvier/février. Le prochain marathon sera planifié pour Chicago en octobre 2017 à priori.