FESTIVAL DES TEMPLIERS – MARATHON TRAIL DU LARZAC 2016 (37km / 1500m D+)

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J’arrive la veille de la course avec un bon rhume, le nez bouché, toute patraque quoi..! Après réflexion, je me rends compte que cela fait plusieurs fois que je me sens dans cet état là avant une course (stress inconscient ?). Bref, bien déterminée à prendre le départ le lendemain, quoiqu’il arrive, à 22h00 au lit ! Une heure plus tard, j’arrive enfin à trouver le sommeil.

4h le réveil sonne ! Ok je veux bien me lever à 4h pour courir mais demander à mon estomac d’avaler quelque chose à cette heure-là, c’est trop en demander ! Jean-Mi, mon deuxième papa du club, me force tout de même à manger une bouillie énergétique préparée par ses soins. Je lui promets de grignoter quelque chose en plus dans la navette (chose que je ne ferais pas !).

5h30 : attente de la navette à Millau qui nous emmène sur le lieu du départ. 15min de retard = 15min à attendre dans le froid que cette navette arrive, personne ne parlent, tout le monde dort encore à moitié ! Les navettes arrivent, je fais attention de grimper dans la bonne et non pas celles de l’Intégral des Causses (non, je ne suis pas prête psychologiquement à faire 63km aujourd’hui !).

6h30 : nous arrivons sur le lieu du départ, juste le temps de faire un petit pipi, de signer la banderole souvenir et de mettre la frontale sur la tête. 7h00 : le départ est donné, on a tous le sourire malgré le froid ! Comme à mon habitude, je me place mal sur la ligne de départ et je subis les bouchons… J’entends intérieurement mon père me dire d’apprendre à bien me placer avant une course.. !! Par un manque de confiance en moi je pense, je me place derrière. Je cours pendant une petite heure à la frontale, je vois le jour se lever sur les Causses petit à petit, c’est magnifique ! Jusque-là pas de difficultés majeures, parcours plutôt roulant, cela me convient très bien de nuit !

11ème KM : 1er ravito à Pierrefiche. J’en profite pour retirer mon coupe vent, je mange un petit Figolu histoire de me dire que j’ai un truc de plus dans le ventre ! Je n’ai pas faim, par contre je fais attention à bien boire de la boisson énergétique qui compensera l’alimentation pour le moment. On m’avait prévenu de bien remplir les bidons à Pierrefiche car le prochain point d’eau n’est qu’au 27ème à Massebiau. Consigne respectée ! Allez je repars ! La difficulté du parcours s’accentue : pas mal de passages techniques. On alterne passages dans des sous-bois, sur les crêtes, dans les pinèdes. Le terrain est hyper varié, j’adore ! La fatigue se fait ressentir au 20ème km, mentalement ça va très bien mais je vois que je n’arrête pas de trébucher sur les racines et les pierres. Je m’entends encore parler à haute voix : « Fanny lève tes pieds ! ». Je vois que ça chute pas mal devant et derrière moi, je me dis que ça va être pour ma pomme bientôt ! Pour info : je suis très forte pour chuter en moyenne 1 fois par trail habituellement donc sur un terrain comme celui-ci je ne vous raconte pas ! Et pourtant non, je tiens à le préciser : je ne chuterais pas !

27ème km : Massebiau, point d’eau. Je retrouve François, un ancien du club de Versailles, venu encourager sa copine. Il m’aide à remplir mes bidons, ça fait du bien de voir un visage familié ! Après Massebiau, vous connaissez la suite ? Ceux qui ont fait les Templiers savent de quoi on parle ! La fameuse montée du Cade !! Qu’est-ce que j’en ai entendu parler du Cade, je m’en suis donc fait une montagne (c’est le cas de le dire !!!!). Bref, bidons bien remplis, je m’attaque à cette montée sachant d’avance que je pars pour une grimpette d’une durée de 1h environ pour arriver en haut. Je prends mon petit rythme, je pense à boire régulièrement et grignoter un peu. Je me retrouve très vite seule dans la montée, je me sens bien, je ne pense à rien en fait ! De loin, je vois un petit bonhomme descendre le Cade avec une technique plutôt très bien maîtrisée. « Celui là n’a pas compris que c’était dans l’autre sens l’arrivée !!! » et là surprise, Monsieur Xavier Thévenard face à moi qui me souhaite bon courage ! Lui ne faisait que son échauffement avant sa course le dimanche ! Eh bin je suis passée au bon moment ! La montée se termine, retour sur le « plat », je ressens très vite le besoin de recourir. 50min pour grimper la Cade, je suis satisfaite !

31ème KM : Ravito. Mes bidons sont encore assez plein pour le reste de la course et j’ai de quoi manger avec moi. Je ne m’attarde donc pas malgré la gentillesse des bénévoles ! Je recroise François un peu avant LA dernière descente. Je lui demande combien de temps environ il faut compter pour descendre. J’entends un monsieur à ses côtés me répondre « Pour ceux qui descendent bien, c’est environ 17min » Ooooook donc je compte le double pour moi vu comment je suis à l’aise en descente ! 2,5km de descente qui me tétanisent complètement : très technique, des racines et des pierres qui glissent. Je m’agrippe à mes meilleurs amis, les arbres, comme jamais ! Et petit à petit, je vois le peloton que j’avais doublé en montée, me dépasser à l’aise dans cette foutue descente… C’est long et c’est frustrant ! Finalement j’aurais même préféré monter une 2ème fois le Cade à la place (Si, si je vous assure !!!). Enfin, l’arrivée approche, je retrouve un terrain descendant correct. J’ai tellement été lente que j’ai encore plein d’énergie pour atteindre les derniers mètres de l’arrivée à fond les ballons. Je m’approche de l’arche, j’entends Fred Rochette m’encourager, trop sympa qu’il soit venu me voir avec toute sa petite famille ! Passée l’arche, j’ai même eu le droit à la bise de Monsieur Chauvelier !

img_3512Conclusion : 37km / 1500m de D+ en 5h37. Objectif des moins de 6h atteint, mais avec le recul j’aurai pu faire moins de 5h30 en me plaçant déjà mieux au départ pour éviter les bouchons ! Le temps n’a pas d’importance, le plaisir était là à  99%  (oui les 1% que je laisse c’est pour la descente maudite) !

Les Templiers, on y retourne ? OUI sans hésiter !

Sur une distance plus longue ? Je ne dis pas NON 😉