Récit du plus grand bac à sable du monde ! 

IMG_1618

Retour aux sources d’un pays ou j’ai vecu 6 ans (3 ans de lycée et 3 ans en expat) et dont j’ai sillonne les montagnes de l’Atlas à pied ou en 4L il y a 20 ans, et dont j’ai gardé des souvenirs inoubliables!

Retour au MDS – difficile de faire un compte-rendu tant c’était intense ! – Ca c’est plutot bien deroule pour moi et j’envisage de participer à nouveau– peut-être l’an prochain?

1) Préparation – à l’arrache avec commande et réception tardive du matos (sac non teste et guetres cousus sur les chaussures la veille du depart) en me servant de l’info disponible sur le net (attention les conseils pour les runners different de ceux pour les marcheurs !).

2) Première approche MDS – la promiscuité. Les filles a gauche, les garçons à droite…distances “de sécurité” divisées par 10 au bout de quelques jours.

3) Equipement – après le bivouac du premier soir, j’opte pour une stratégie super light – pas de tapis de sol (= nuit sur des cailloux et je remercie mes 10 ans de scoutisme), pas de chaussures de bivouac, pas d’appareil photo ou téléphone portable (pas d’alimentation électrique), alimentation minimale (limite à manger des sauterelles le dernier soir !) car tout ce que l’on garde on le porte, et moins on porte, plus on va vite ! En général bonne gestion sauf 2 grosses erreurs qui vont me coûter beaucoup d’énergie: ne pas prendre le sac avant qui permet un équilibre de la charge, et ne pas prendre les bidons et j’ai donc du faire des acrobaties pour avec des bouts de ficelle pour équilibrer le sac et fixer les bouteilles d’eau sur les poches latérales du sac Raidlight pendant toute la semaine…Certains ont opté pour une stratégie beaucoup moins light (les japonais avaient le matos pour rentrer au Japon a pied !) et Mister chameau (abandon assez rapide)

PHOTO SAMSUNG 134

4) Gestion de course – bonne gestion et gain d’expérience à l’exception d’une fringale le 1er jour et d’un coup de chaud le 3eme jour en fin de courses qui m’ont empêché de courir. La course mixe 2 types de distance : le marathon (beaucoup de super marathoniens sur la course) et le long (moins d’experts) et comme chez Xrun, on court toutes les distances, j’etais armé !

4.1. L’eau – 12 bouteilles/18 litres par jour et il reste à peine de quoi se laver ! Pour affronter des températures jusqu’à 45 degrés… Apprentissage : sur la course, l’eau sert autant à boire qu’à rafraichir la nuque car quand on monte en température, difficile de récupérer.

4.2. La nourriture – on parle beaucoup d’eau, mais il ne faut pas oublier de s’alimenter même si difficile de digerer du solide…j’ai opté pour les plats froids le dernier jour…pas le courage de les réchauffer…

4.3. Rythme – mieux de courir le matin pour manger de la distance quand il fait encore “frais”, dès que midi arrive, c’est compliqué

4.4 Les dunes – épuisant et réfléchi la chaleur, et on s’enfonce vite une fois que les traces des premiers on été faites– le cordon de dune de 13 KM dès la premiere étape a eu un impact sévère sur la plupart des concurrents

4.5. Soins (= ampoules, moi qui n’en ai jamais habituellement, mon score perso est de 8 !!!!!!!!) – premiers arrivés = premiers servis et on évite 2 heures d’attente…MDS considéré comme un des plus difficiles (en tout cas un des plus longs) et records de soins aux pieds jusqu’a 2/3 des participants

5) Organisation –très pro et logistique bien rodée avec 700 personnes en support des 1200 participants et notamment de nombreux médecins français bénévoles qui prennent leurs vacances chaque année en soutien du MDS ! Bel esprit

L’esprit est particulier : pas de selection à l’inscription, mais quand on y est C’EST POUR ARRIVER AU BOUT et toute l’organisation est là dans ce but : exemple de Xavier un collègue de la tente 88 qui a fait les 3 derniers jours avec une pneumonie (en tant que médecin je vous déconseille, en tant que membre du MDS c’est votre decision de continuer !!)

6) Ambiance et soutien moral

6.1. La tente de 8 (rapidement réduite à 6 avec les 3 Xrun, un couple de Paris Gwen/Xavier et un coureur chevronné) – très bonne ambiance et entraide, ce qui est essential au quotidien (fatigue, et nous avons marché et fini l’étape Charity (dernière étape et hors classement) ensemble.

6.2. Ambiance course – les départs sont exceptionnels au son de Highway Too Hell et le Boss du MDS qui danse sur le 4×4. Mieux que des amphets! J’ai couru 1 heure en tête au début de l’étape longue (les elites partaient 3h apres), j’avais un hélico qui tournait autour de moi, les 4×4 de tête qui me filmaient, une vague de 1000 coureurs derrière dont je sentais le souffle : une émotion exceptionnelle, mon jour de gloire ! Même les élites (pas tous…) encouragent, Laurence Klein blessée a courru et coaché Emilie pendant une bonne partie de l’étape. J’ai couru les 15 derniers km de l’étape longue avec Nathalie Mauclair qui m’a encouragé !

PHOTO SAMSUNG 141

6.4. Les mails – distribution de mails quotidiens – dont beaucoup de Xrunners et un grand merci, ça motive vraiment !!! El la couverture media & le live a permis à ma famille de vivre la course comme le Paris-Dakar (je suis sur qu’ils ont moins de dunes que nous !)

6.4. Le courage – de nombreux participants on courru pour une association (dont Emilie) et leur a donné des ailes!

Et si cela vous semble difficile, dite vous que Didier – aveugle a termine son n eme MDS, qu’un militaire anglais sur des blades (= pas de jambes) n’a du renoncé qu’à la dernière étape, et que le doyen des finisseurs a plus de 70 ans!!!

6.5. Anecdote – la voiture balai au MDS: 2 chameaux !

7) Rencontre imprévue

3 jours après la fin du MDS, hôtel à 300 km du depart du MDS à Zagora. L’hotelier nous apprend que Rachid El Morabity (le vainqueur du MDS) habite juste à côté et le voilà qui se pointe (comme par hasard) 30’ plus tard. On passe toute la soiree ensemble. Il est vraiment gentil et humble et c’est le heros de mon fils (photo). A ce titre, un livre à lire de l’ancien vainqueur (10 fois!!!) Lahcen Ahansal : Marathonien des Sables pour réaliser que pour eux, participer au MDS, c’est pas juste un clic et un chèque…

DSC_0196

Bref, je ne peux que vous encourager à tenter cette magnifique aventure humaine et sportive !!!

Matthieu.