Une course difficile mais maîtrisée, je n’étais pas très costaud en montée, pas franchement rapide sur le plat et depuis mes 2 petites entorses au printemps je descends prudemment. Mon entraînement depuis quelques semaines devait me permettre d’être « juste » endurant. Je pense que cette course à mon niveau s’apparente plus à un raid ou ce sont les équipes les plus soudées, organisées et expérimentées qui s’en sortent le mieux. Je suis parti en me disant juste qu’il fallait avancer jusqu’au soir car ensuite la nuit c’est différent. La portion entre Bourg St Maurice (km51) et le col du Joly (km85) a été faite de hauts et de bas mais je voyais les vraies défaillances se multiplier autour de moi. Ensuite le soir j’étais mieux et j’ai rattrapé encore du monde. Voir mes potes aux Contamines m’a fait du bien, ils m’ont boosté en m’informant sur le classement qui devenait positif. Un dernier plaisir « aventure » en entendant une belle chute de séracs pile au moment ou je passais la passerelle de bionnassay puis c’était les Houches et le sprint final. A ce moment je suis bien, j’ai rattrapé mon timing prévisionnel basé sur 20h de course et je sais que je suis aux portes du top50. Je pars donc vraiment a fond sur le sentiers roulant qui ramène sur Chamonix. J’ai 2 idées en tête tout le long : titiller Nico Dubuget en faisant mieux que ses 19h55 d’il y a 3 ans et voir si mes parents et Anne Laure m’ont fait, comme je le pressens, la surprise d’amener Juliette pour qu’elle passe la ligne avec moi. Je double 3 coureurs, j’entre dans Chamonix a 14km/h, Anne Laure me tend Juliette pour la dernière ligne droite et je passe la ligne 49eme en 19h50. Y’a une série ou le boss aurait dit : j’aime quand un plan se déroule sans accroc !

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