GRUISSAN – LAS CALADAS 25km – 700D+

12711172_809253475863245_6376983160015468241_o

Nous voilà partis en famille dans le Languedoc-Roussillon pour participer au trail de Gruissan. On profite pour rendre visite pour à la petite famille à St Cyprien.

Le programmes de chacun : Fred Lejeune s’aligne sur le 50km avec pour objectif de décrocher la première place en V2. Quant à la maman et la fille Lejeune, elles prendront le départ du 25km ! Levée samedi matin avec un gros mal de tête et un début de rhume, je me revois lutter et essouffler à monter des marches d’escalier. Bon… ce n’est pas tout mais demain je dois courir et grimper pendant 25km ! Samedi soir, arrivés à Narbonne, après un dîner de sportif, direction la chambre d’hôtel à 21h : un Doliprane et au lit pour être en forme demain ! Trop de bruit, le vent qui souffle dehors, mal à la tête, impossible de m’endormir avant 00h… Le stress commence à monter car je me connais, quand je n’ai pas mon compte de sommeil, ça ne va pas !

Réveil 6h30 : plus de maux de tête, je me sens plutôt bien malgré un nuit courte. Hop, c’est l’heure de mon petit déj préféré : le fameux gâteau énergétique au chocolat que je prends toujours autant de plaisir à manger à n’importe quelle heure, miam miam ! 7h30 on sort dehors : quel vent !!!!!

8h30 : sur la ligne de départ avec maman à mes côtés. Je suis en forme et motivée mais juste un peu inquiète avec le vent qui souffle. Je ne me place pas trop devant car je sais que les gens partent à fond les ballons ! Top départ, comme d’habitude je pars très prudemment, trop prudemment me dira mon coach « Il va falloir que tu commences à prendre plus de risque au départ ! » Bon ok, il a raison car c’est bibi qui peste dans les singles quand elle ne peut plus doubler ! A peine parti, quelques mètres plus tard on se retrouve face à un mur ! Je me dis qu’au moins ça calmera les loulous partis trop vite ! J’en entends déjà certains coureurs souffler comme pas possible, quant à moi ça va, je n’ai pas pris de risque mais au moins je grimpe sans difficulté mains sur les cuisses puis je relance sans problème dès la fin de la montée… Encore très prudente, je ne vois que des gens me doubler sur le plat… Puis ça commence, une montée, deux montées, des pierres, du vent mais des paysages magnifiques ! Au début je grimpe en marchant puis je m’aperçois vite que je peux le faire en petites foulées, ça passe, les jambes répondent sans problème. Petites foulées, petites foulées et je dépasse une, deux, trois, quatre personnes… (Je remercie le travail de côtes dans les plans d’entraînement !) Puis arrivent les descentes, on me dépasse de nouveau… Grrrr je suis furax d’être aussi peu à l’aise dans les descentes, je vois les personnes que j’ai dépassées me repasser devant comme des balles… Il va vraiment falloir que je fasse un stage spécifique descentes moi ! Une partie de plat dans les pinèdes : hop hop hop je galope, pleine d’énergie (bin oui je vais à 2km/h dans les descentes, ça permet de récupérer !!). J’en profite pour faire l’écart avec toutes les personnes qui m’ont dépassé !!!! Les kilomètres défilent, je ne regarde même plus ma montre, je profite de la course ! 1er et seul ravito arrive « Déjà le 18km ??!! » Ayant toutes mes munitions sur moi, je prends juste un bout de banane et je repars !

Les derniers kilomètres déjà et je suis en pleine forme… C’est bon signe ? Oui, j’ai la caisse mais comment ça se fait que je ne ressens pas de fatigue ?! 23ème km, il ne reste que du plat, je vole (sans rire avec ce vent je volais presque !!!) et je continue à dépasser. Ah non une dernière bonne montée : j’ai encore des jambes, je cours !

Arrivée en 3h06, je me classe 16ème SEF. Oui, je suis encore bien loin du podium quand j’entends que la 1ère féminine le fait en 2h38 ! Qu’importe, pour moi le principal c’est d’avoir pris un grand plaisir à courir cette course et de ressentir les progrès en endurance et en côtes ! Et vous savez quoi ? Je n’ai même pas râlé ! Ah si j’avoue, une fois parce que j’en avais un peu marre de la caillasse et une autre car je me retrouvais coincée dans une single à la fin de la course mais vous ne m’aurez jamais entendu râler dans une côte !!

C’était ma dernière course de préparation avant le 50km de l’Ecotrail en mars, plus qu’un mois bon mois d’entraînement, les sensations sont bonnes. Merci mon coach !

P1320318